Les CIVAM ?

Né dans les années 50, le réseau CIVAM (Centre d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu rural) s’est construit sur les valeurs de l’éducation populaire. Son objectif était de permettre aux familles agricoles d’acquérir une véritable autonomie.

Les excès du productivisme et la résistance à l’exode rural ont conduit progressivement les groupes CIVAM à vouloir mieux maîtriser le développement.

Aujourd’hui, le maître-mot des CIVAM est toujours la solidarité. Ses actions s’inscrivent dans une recherche de durabilité. Ils sont des collectifs d’agriculteurs et de ruraux qui s’organisent ensemble sur les territoires pour inventer des réponses aux défis actuels. En fonction des réalités territoriales, ils recherchent et testent une multitude de nouvelles pratiques pour conjuguer aspirations environnementales, économiques et sociales et constituer des références transmissibles à tous.

Le point commun de toutes ces actions est la méthode utilisée : les CIVAM sont des accompagnateurs, des accoucheurs mais jamais des préconiseurs. L’objectif est d’accompagner chacun à créer son propre modèle dans le dialogue avec l’autre.

Le réseau CIVAM est structuré sur les territoires en groupes locaux, fédérations départementales, fédérations régionales. Selon les contextes et historiques territoriaux, on retrouve des fédérations à une ou plusieurs de ces échelles dans les régions. Le réseau comprend aussi plusieurs réseaux ou CIVAM nationaux (Réseau Agriculture Durable des CIVAM, Réseau Simples, Un plus Bio, Association Nationale des CIVAM Fermiers). Les différents membres du réseau sont des entités indépendantes (souvent avec un statut d’association loi 1901).

Avant les années 1990, le réseau fonctionnait de manière pyramidale. Avec la décentralisation, les groupes ont dû s’autonomiser dans leur recherche de moyens. Le fonctionnement historique a alors été abandonné au profit d’un fonctionnement en réseau.

Depuis plusieurs années les missions des fédérations régionales – Fédération Régionale des Pays de la Loire – ont évolués. La similitude avec les missions du niveau national tend à s’intensifier. Il n’y a cependant pas de redondance dans les échelons puisque les échelles d’action ne sont pas les mêmes.

Les groupes et fédérations départementales mènent à leur échelle des initiatives et actions de terrain, en lien direct avec les agriculteurs et les ruraux (accompagnement de groupes, création de filières locales, organisation d’évènements, formation, animation grand public).